Les handicaps

Historique du mot handicap

Le mot handicap provient d’une expression anglo-saxonne « hand in cap », ce qui signifie « la main dans le chapeau ». Lors d’un échange de biens entre deux parties, il fallait à l’époque rétablir une égalité de valeur entre ce qu’on donnait et ce qu’on recevait : c’est pourquoi celui qui recevait un objet d’une valeur supérieur devait mettre dans un chapeau une somme d’argent pour rétablir l’équité de l’échange.

L’expression s’est progressivement transformée en mot « handicap » puis détournée vers les domaines sportif. En golf par exemple, un handicap correspond à la volonté de donner autant de chances à tous les joueurs en imposant une difficulté supplémentaire aux meilleurs participants.

Il y a longtemps, le handicap se définissait par contradiction à une maladie. Le patient était malade tant que son problème pouvait être pris en charge médicalement, il était réputé handicapé une fois cette maladie devenue incurable.

Les différents types de handicaps concernés par l’accessibilité des ERP

1. Handicap psychique et intellectuel

Le handicap physique est souvent provoqué par une « maladie mentale ».
Cette maladie est une affection qui perturbe généralement la pensée, les sentiments ou les comportements des personnes de façon suffisamment forte pour rendre leur intégration sociale difficile.
Les difficultés d’une personne handicapée mentale ne sont pas dues exclusivement à la déficience physiologique de la personne, ni seulement à l’inadaptation de l’environnement : elles proviennent de l’interaction de ces deux facteurs.

Concrètement, une personne en situation de handicap mental peut, du fait de sa déficience, avoir des difficultés pour :

  • Mémoriser des informations sonores et orales ;
  • Connaître son environnement élargi ou proche;
  • Maîtriser l’utilisation des appareillages, dispositifs et automates ;
  • Se repérer dans l’espace (difficulté à utiliser les plans ou cartes) ;
  • Connaître : l’environnement immédiat ou élargi ;
  • Les règles de communication et de vocabulaire….

Le handicap intellectuel engendre une limitation significative du fonctionnement des capacités de compréhension (QI). Il engendre également une limitation significative du fonctionnement des capacités de communication et des capacités d’adaptation.

Il se manifeste en général dans les habilités conceptuelles, sociales et pratiques.

2. Handicap moteur

Les personnes atteintes d’un handicap moteur ou d’une déficience physique, ont bien évidemment des possibilités limitées pour se déplacer, réaliser des tâches manuelles ou se joindre à certaines activités.

Ce type de handicap regroupe une variété de déficiences et ou d’affections comme par exemple les atteintes neurologiques, les amputations, les affections musculaires, les atteintes articulaires…

Les origines des handicaps moteur sont diverses, de même que leur moment d’apparition, leur durée dans le temps, leur intensité ou leur évolution.

Le niveau de mobilité et de motricité des personnes sont donc liés à ces éléments, et indique leurs degrés d’autonomie et par conséquent celui des aides spécifiques à apporter.

3. Handicap visuel

Le handicap visuel concerne les personnes atteintes de cécité et ou de mal voyance. Il peut affecter chaque étapes de la vie, mais les jeunes enfants et les personnes âgées sont le plus souvent concernés. Ce handicap touche entre 0,5 et 2 personnes sur 1000 chez les enfants. Les personnes concernées par un handicap visuel ne sont pas toutes atteintes de la même façon. Suivant le degré de leur déficience visuelle, on parle de cécité ou de malvoyance.  La perte de vision peut survenir d’un seul coup ou progressivement.

Au quotidien, la déficience visuelle joue surtout sur les activités utilisant la vision centrale (écriture, lecture, reconnaissance…) et bien évidemment sur les déplacements.

Ce handicap regroupe aussi bien la cécité, la perte plus ou moins importante de l’acuité visuelle, que d’autres altérations visuelles (altération du champ visuel, altération des couleurs, profondeur, etc.).

Lorsque nous parlons de déficients visuels, cela englobe donc aussi bien les non-voyants que les malvoyants.

4. Handicap auditif

La déficience auditive est un handicap de la communication. On évalue à 7% le nombre de Français ayant un déficit auditif. Trois millions de personnes sont donc concernées par ce type de handicap dont 60% ont plus de 60 ans.

Le handicap auditif provient de l’inexistence ou la perte à des degrés variables de l’acuité auditive dès la naissance ou suite à un accident ou une maladie au cours de la vie.

Une différence existe entre les personnes sourdes de naissance et celles qui le sont devenues par la suite. Les causes peuvent être très variées (périnatales ou au cours de la vie) : séquelles d’otites, hérédité, vieillissement…

Les surdités sont classées, selon le degré de gravité de la déficience, en :

  • Déficience auditive légère,
  • déficience auditive moyenne,
  • déficience auditive sévère
  • et enfin la déficience auditive profonde
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